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Diversité des Gymnospermes

Les Gymnospermes comprennent environ 75 genres et 720 espèces. Leurs structures reproductrices et leurs feuilles sont très diversifiées. Les strobiles peuvent, selon le cas, être composés d’un nombre limité de microsporanges agencés de manière lâche le long de l’axe ou compter jusqu’à 1000 microsporanges empaquetés en bouquets multiplies évoquant une fleur. Les feuilles, quant à elles, peuvent être très réduites, avoir une forme d’aiguille ou d’une fronde composée.

1. Les gymnospermes actuelles

Les Gymnospermes actuelles se répartissent en 4 classes :
  • 1. les Gingkophytes (1 genre, 1 espèce). Ginkgo biloba est inchangé depuis 80 millions d’années. C’est un arbre cultivé qui n’existerait plus à l’état naturel. Il est dioïque. De nombreuses espèces fossiles appartiennent à ce groupe. (Photo 1)
  • 2. les Cycadophytes (environ 10 genres et 100 à 140 espèces). Ce sont des plantes dioïques des régions tropicales et subtropicales principalement. Elles ont un port de fougère arborescente ou de palmier avec un tronc non ramifié qui peut atteindre 10 à 20 mètres, mais parfois également ne guère s’élever au-dessus du niveau du sol. L’appareil souterrain est formé d’une grosse racine pivotante portant, d’une part, des racines secondaires normales et d’autre part, des racines à géotropisme négatif qui s’étalent à la surface du sol. Ces racines superficielles forment des nodules qui contiennent des cyanobactéries symbiotiques fixatrices d’azote. Beaucoup d’espèces sont menacées d’extinction. (Photo 2)
Photo 1: Un des plus gros ovules du monde végétal entourée de la paroi de la macrospore. Gincko biloba Photo 2 : Cycadophyte avec structure reproductrice
  • 3. les Coniférophytes ou Pinophytes (Conifères) (environ 50 genres et 550 espèces). Elles sont adaptées aux climats tempérés et froids. On y rencontre les plantes les plus âgées (environ 4.800 ans pour un pin américain). Les feuilles les plus typiques du groupe sont les aiguilles qui se renouvellent environ tous les 5 ans chez le pin. Certains groupes, tels les cyprès possèdent des feuilles en écailles (squamiformes). Le genre Pinus (environ 115 espèces) couvrent les superficies les plus importantes de l’hémisphère nord.
Photo 2 : Le séquoia est un des plus grand organisme vivant actuellement
  • 4. les Gnétophytes (3 ordres, 3 genres, 71 espèces). Ephedra, 40 espèces (dont certaines européennes), et Welwitschia, 1 espèce, sont adaptés aux régions désertiques tandis que les Gnetum qui regroupent 30 espèces sont des lianes, sous-arbustes ou arbres des régions tropicales.
N.B. :Welwitchia est une plante du SO africain. Elle est constituée de deux grandes feuilles linéaires (en fait, les cotylédons) qui croissent de façon indéfinie dans des sens opposés et dont les extrémités se dilacèrent. Au milieu, naît l’inflorescence. Les botanistes parle alors d’une plante néoténique (elle se reproduit sans passer par un stade adulte). Sa longévité est considérable : certains spécimens observés ont entre 1 000 et 2 000 ans. C’est une plante néoténique (elle se reproduit sans passer par un stade adulte).

2. Les groupes entièrement fossiles

Les ancêtres seraient les Progymnospermophytes. Le désaccord existe toujours sur la nature de leur structure reproductrice qui, pour les uns, est une graine et pas pour d’autres. Au sein des Cycadophytes, 2 ordres sont aujourd’hui éteints ;
  • les Ptéridospermophytes (fougères à graines) ;
  • les Cycadéoïdophytes ou Bennettitales.
Au sein des Pinophytes, un ordre est totalement éteint, il s’agit des Cordaitales. D’autres genres et d’espèces fossiles se rattachent aux Pinophytes, Cycadophytes, Gnétophytes et Gingkophytes.