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Diversité des Bryophytes

Les Bryophytes sont regroupées en 3 phylums :

1. Les Hépatophytes  (Marchantiophyta)

Deux synapomorphies importantes de cet embranchement sont la présence, dans les cellules, d’oléocorps, présents dans le gamétophyte comme dans le sporophyte, et l’absence de stomates.

Également, les spores sont munies d’élatères.

Trois classes sont généralement admises :

  • Haplomitriopsida (2 familles, 3 genres, 16 espèces). Une seule espèce en Europe (genre Haplomitrium). Des analyses cladistiques récentes des séquences des gènes nucléaires, mitochondriaux et plastidiques placent ce groupe monophylétique comme le groupe soeur basal de tous les autres hépatiques.
  • Marchantiopsida ou les hépatiques à thalle complexe (16 familles, 32 genres, environ 500 espèces).Leur morphologie est de type thalloïde, leur face inférieure possède des structures unicellulaires, les rhizoïdes, permettant une fixation au substrat. Leur croissance est dichotome. Ils ne possèdent pas de stomates, mais des pores aérifères dorsaux, ouverts en permanence. Les capsules se déchirent à maturité des spores. Présence parfois de corbeille à propagules.
 

Photo 1 : Conocephalum, un genre d’hépatique à thalle complexe (avec les pores bien visibles)

Photo 2 : Radula complanata, une hépatique à feuilles et ses sporophytes.

Photo 3 : Pellia, un genre d’hépatique à thalle simple (et ses sporophytes).

2. Les Anthocérophytes (Anthocerophyta)

(5 familles, 13 genres, entre 200 et 300 espèces).

Le gamétophyte est un thalle à croissance dichotomique et possèdent des stomates (comme le sporophyte). Le sporophyte sans soie est typique. Il possède un méristème basal permettant une croissance progressive de la capsule et donc, les spores ne murissent pas en même temps. Une columelle forme une colonne au milieu de la capsule qui s’ouvre par deux fentes longitudinales. Les rhizoïdes sont pluricellulaires.

Deux synapomorphies caractérisent cet embranchement : la présence de pyrénoïdes (structure présente chez de nombreuses algues) dans les chloroplastes et l’inclusion des gamétanges dans le thalle.

3. Musci ou Bryophytes s.s (Bryophyta)

(8 classes, une centaine de familles, environ 700 genres, plus de 12.000 espèces)

Présence de « tiges » et de « feuilles », de rhizoïdes pluricellulaires et de stomates (aussi sur le sporophyte). Ouverture de la capsule variable. La germination de la spore haploïde donne un pré-stade gamétophytique nommé le protonéma.

Trois classes comptent la majeure partie des espèces de cet embranchement:

  • SphagnidaeMousses des milieux humides, parfois tourbeux. Cellules spécialisées (les hyalocystes) pour le transport de l’eau. La soie se limite à un bourrelet en-dessous de la capsule qui est obturée par un opercule déhiscent, mais existence d’un pseudopode qui est une excroissance du gamétophyte.
  • Polytrichopsida Robustes mousses acrocarpes. Présence de côtes longitudinales sur le nervure. Des cellules spécialisées allongées, à paroi épaissie, possèdant des cloisons transversales pourvues de nombreux plasmodesmes et facilitant le transport de la sève apparaissent dans certains genres (Polytrichum par exemple). Elles sont nommées leptoïdes pour la sève élaborée et hydroïdes pour la sève brute.

Photo 4 : Atrichum undulatum, une Polytrichopside.

  • BryopsidaRassemble la grande majorité des Musci. Le sporophyte, qui s’ouvre par un opercule ou par déchirement de la capsule ( (cleistocarpie), peut être terminal sur le gamétophyte (au sommet de d’une tige principale = mousse acrocarpe (Photo 5) – au sommet d’une rameau latéral court = cladocarpe) ou venir sur la tige ou un rameau latéral (pleurocarpe) (Photo 6).

Photo 5: Une mousse acrocarpe (à tige dressée et sporophyte terminal).
Photo 6 : Une mousse pleurocarpe (à tige rampante formant des rameaux dressés et sporophyte latéral).